L’Ostreopsis est une microalgue originaire des tropiques, pouvant causer d’importante intoxication chez l’Homme. Observée pour la première fois en France en 1972, elle est aujourd’hui régulièrement détectée le long des côtes méditerranéennes et Basque durant l’été.

Lorsque les conditions favorables à son développement sont réunies, l’Ostreopsis prolifère et libère une toxine qui peut avoir des effets néfastes sur la biodiversité marine et la santé humaine. Ces microalgues peuvent ainsi contaminer baigneurs, pratiquants d’activités nautiques et tous les autres usagers du littoral.

La toxine produite par ces microalgue est la palytoxine, elle peut provoquer chez l’Homme un état grippal. Les symptômes, ressentis après contact cutané, inhalation d’embruns marins ou encore ingestion, sont les suivants : gout métallique en bouche, irritations cutanées, infections ORL, conjonctivites, vertiges, nausées et fatigue. Les signes cliniques peuvent apparaitre dans les 48 heures après l’exposition à ces gaz émanant des algues, le plus souvent dans les 2 à 6 heures. Ils s’atténuent généralement 24 à 48 heures après leur apparition.

En zone tropicale, la présence de l’algue étant plus importante, des intoxications alimentaires ont mené à des cas plus graves. En Méditerranée, aucune intoxication alimentaire par la palytoxine n’a été observée.

Par ailleurs, lors de prolifération de cette microalgue, certains produits de la mer (poissons, mollusques, crustacés, oursins,…) sont susceptibles de concentrer la toxine et donc de présenter des risques lors de leur consommation. Par précaution, il est ainsi recommandé aux personnes pratiquant la pêche de loisir dans ces zones de ne pas consommer ces produits de la mer.

Info en + :
En méditerranée, il s’agit de l’Ostreopsis cf. ovata alors que dans les eaux de la côte basque on serait plutôt en présence d’une autre espèce : l’Ostreopsis cf. siamensis.

Fonctionnement de la palytoxine :

La toxine produite par ces microalgues est aussi émise par le Palythoa toxique (ou algue de la mort de Hana), une espèce de corail. La palytoxine se fixe sur les pompes sodium-potassium présentent sur nos cellules et modifie leur fonctionnement ce qui peut entrainer la destruction des globules rouges et de violentes contractions des cellules cardiaques et musculaires. La majorité des intoxications importantes à la palytoxine confirmées à ce jour sont liées à la manipulation d’une espèce de Palythoa gardée en aquarium à domicile.

Sources :

KERMAREC et al. (2008), Les risques sanitaires liés à la présence d’Ostreopsis ovata dans les eaux de baignade ou d’activités nautiques.

Centre de collaboration nationale en santé environnementale, 2019

ARS Nouvelle-Aquitaine